La rentabilité

En dehors de la thématique de la sécurité de l’utilisation d’une solution cashless, une autre question taraude les esprits des organisateurs qui hésitent encore à passer le cap.

Beaucoup se questionnent sur la rentabilité de la solution. Au fond, c’est un investissement dont on peut se passer.

Les organisateurs ont-ils beaucoup à y gagner ?

L'argument phare : la rapidité

Le cashless offre l’avantage d’être une solution de paiement rapide. En clair, finis les moments où le festivalier calcule ses espèces et que le vendeur perd du temps à rendre la monnaie. En quelques clics sur un terminal, le tour est joué. La somme à payer apparaît sur l’écran, et le visiteur n’a plus qu’à tendre son bracelet et sa carte. En ce sens, tous les fournisseurs de cashless notent une augmentation de la consommation et donc des recettes.

Cette rapidité est d’ailleurs comparable à celle de la carte bleue : il faut moins d’une seconde pour que la transaction soit validée par le terminal de l’opérateur et que le solde restant apparaisse. Le temps moyen est donc plus rapide que lors d’un achat par carte bancaire avec ou sans contact.

Des visiteurs satisfaits

De cette rapidité découle une satisfaction visiteur générale. Lors des premières années du cashless, les défauts techniques avaient certes effrayé. 

Ces derniers ont été réglés pour la plupart chez tous les prestataires. Aujourd’hui, les plaintes concernant les paiements via une solution cashless sont très rares. 

Les participants n’ont aucun problème, et commandent… parfois sans regarder à la dépense.

Les solutions sont souvent auto-financées

Vous avez déjà entendu parler des frais d’activation. Il s’agit en fait d’une manière pour le participant de participer au financement du système cashless. Les organisateurs sont libres de demander (ou non) des frais d’activation, généralement proposés à un euro. De nouveau, rares sont les plaintes qui en découlent. 

Sachant que certains festivaliers rechargent leur dispositif cashless avant l’événement, il est possible pour les organisateurs de s’approcher d’une première forme de rentabilité avant même l’ouverture des portes, grâce à cette idée d’activation des puces. 

En parlant de rechargement en amont : il s’agit du crédit que les festivaliers utiliseront plus tard : cet argent serait revenu de facto au festival. Partez du principe que le participant paie sa bière ou son hot dog des mois avant de réellement consommer, et donc que l’argent revient à qui de droit !

À la fin du festival, qui du crédit restant ?

De nouveau, tout est au bon vouloir de l’organisateur. La plupart proposent un système de remboursement à durée limitée : il est possible de demander à être remboursé du crédit restant quelques après la fin du festival, et pendant quelques semaines.

C’est l’organisateur qui décide de ces dates. Il peut aussi choisir de limiter le remboursement à certaines sommes. Par exemple : « pour être remboursé, vous devez avoir sur votre bracelet au moins deux euros ». Certains décident même d’ajouter des frais de remboursement de quelques centimes. 

Cet argent est une autre possibilité pour l’événement de se rentabiliser d’une manière impossible avec d’autres solutions de paiement.